Forêt-Noire

Forêt-Noire, lieu légendaire du jeu Crie au loup

Son nom est un programme : la Forêt-Noire, en allemand Schwarzwald, doit son surnom à des sapinières si denses que le jour peine à toucher le sol. Ce massif du sud-ouest de l'Allemagne est devenu, dans l'imaginaire européen, la forêt des contes par excellence : celle où l'on s'enfonce, et où l'on se perd.

Le lieu et sa légende

La forêt profonde est le grand décor du conte européen : c'est là que les enfants s'égarent, que les chaumières isolées cachent qui l'on sait, que le chemin du retour s'efface derrière le marcheur. La Forêt-Noire, avec ses vallées encaissées et ses versants noirs de conifères, en est devenue l'incarnation géographique. Le folklore régional peuple ses bois d'esprits, de dames des eaux hantant les lacs d'altitude et de présences qui égarent le voyageur.

Cette réputation ne date pas d'hier : les Romains déjà se méfiaient de cette « Silva Marciana » qu'ils préféraient contourner, et son ancien nom, Abnoba mons, vient d'une divinité celtique des forêts. Une montagne qui porte le nom d'une déesse et la couleur de la nuit : le décor était planté depuis l'Antiquité.

Dans l'histoire

Géographiquement, la Forêt-Noire s'étend dans le Land de Bade-Wurtemberg, le long du Rhin face à l'Alsace : environ 140 kilomètres de long, 60 de large, quelque 6 000 km² culminant au Feldberg à 1 493 mètres. Longtemps terre de bûcherons, de verriers et d'horlogers, elle a vu naître au XVIIIe siècle son objet fétiche, le coucou de bois sculpté, avant de donner son nom à un gâteau connu du monde entier.

Aujourd'hui, le massif est une destination majeure : plus de 23 000 kilomètres de sentiers balisés, les lacs du Titisee et du Schluchsee, des villages à colombages et, l'hiver, le plus grand domaine skiable de moyenne montagne d'Allemagne. Les offices de tourisme ont même mis la magie en libre-service : cartes d'hôtes donnant accès gratuit aux trains et bus régionaux, routes panoramiques et fermes centenaires. On y cherche encore l'ombre des contes, mais avec un balisage impeccable.

Le lieu dans le jeu

Dans « Crie au loup », la Forêt-Noire use ses occupants : au crépuscule, une carte du lieu perd 1 de puissance, au hasard. C'est la forêt des contes dans toute sa cruauté discrète : elle ne tue pas d'un coup, elle épuise. Chaque nuit passée sous les sapins noirs coûte un peu de force, à vous comme à l'adversaire.

Le lieu punit les longues installations : plus on y campe, plus on s'y délite. On y joue des cartes de passage, des effets immédiats, ou l'on parie que l'usure rongera l'adversaire plus vite que vous. S'attarder dans la Forêt-Noire, les contes l'ont assez répété, n'est jamais un bon plan.

La règle du lieuÀ la fin du tour, une carte perd 1. Voir toutes les règles du jeu.

Questions fréquentes

Pourquoi la Forêt-Noire s'appelle-t-elle ainsi ?

À cause de la densité de ses forêts de conifères, si sombres vues de loin ou de l'intérieur que le massif a été associé au noir dès l'Antiquité. Les Romains l'appelaient Silva Marciana et l'évitaient ; le nom allemand Schwarzwald signifie littéralement « forêt noire ».

Que visiter en Forêt-Noire ?

Le Feldberg (1 493 m), les lacs du Titisee et du Schluchsee, les villages horlogers et leurs coucous, et l'immense réseau de sentiers de randonnée. Le massif se trouve dans le Bade-Wurtemberg, juste en face de l'Alsace, et se parcourt facilement en train.

Créatures de la même région (Allemagne, Autriche et Rhin)

Sources

  1. Wikipédia : Forêt-Noire
  2. Germany Travel : la Forêt-Noire (site officiel du tourisme allemand)