Catacombes

Catacombes, lieu légendaire du jeu Crie au loup

À vingt mètres sous les rues de Paris s'étend le plus grand ossuaire du monde : d'anciennes carrières de calcaire où reposent, rangés en murs d'os et de crânes, les restes d'environ six millions de Parisiens. On descend l'escalier de la place Denfert-Rochereau, et l'on change de monde.

Le lieu et sa légende

Un labyrinthe obscur pavé de morts : les catacombes cochent toutes les cases de l'imaginaire souterrain. Depuis deux siècles, on y projette fantômes, messes noires et disparitions ; le frisson est entretenu par la célèbre inscription gravée à l'entrée de l'ossuaire : « Arrête ! C'est ici l'empire de la Mort ».

La part vécue de la légende, ce sont les cataphiles : les explorateurs qui parcourent illégalement les centaines de kilomètres de galeries interdites du réseau, bien au-delà du circuit officiel. Cartes secrètes, salles cachées, rumeurs de galeries murées : le folklore des catacombes s'écrit encore, lampe frontale au front. Sous une capitale moderne, un monde d'histoires à l'ancienne.

Dans l'histoire

Tout commence par un problème très concret : à la fin du XVIIIe siècle, les cimetières parisiens débordent. Au cimetière des Saints-Innocents, saturé de fosses communes, le sol s'est élevé de plus de deux mètres au-dessus de la rue ; en 1780, des caves voisines cèdent sous la poussée des corps. Le cimetière est fermé, et la ville décide de transférer ses morts dans les anciennes carrières du sud de Paris. Les convois d'ossements commencent en 1785, accompagnés du clergé, et les transferts depuis divers cimetières se poursuivront jusqu'en 1861.

Aujourd'hui, le site officiel se visite : 1,5 kilomètre de parcours à 20 mètres sous terre, 14 degrés constants, entrée au 1 avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy, place Denfert-Rochereau (14e arrondissement). On y traverse les galeries des carriers avant d'atteindre l'ossuaire proprement dit, où tibias et crânes forment des parements soigneusement appareillés. Plus d'un demi-million de visiteurs s'y pressent chaque année : réservation fortement conseillée, et frileux s'abstenir.

Le lieu dans le jeu

Dans « Crie au loup », les Catacombes offrent 3 emplacements par camp : un lieu spacieux, taillé comme le réseau qu'il évoque. Des kilomètres de galeries, des salles à n'en plus finir : sous terre, la place ne manque jamais.

C'est le terrain des stratégies de nombre : on peut y déployer large, y entasser ses créatures comme les carriers empilaient les ossements. Le lieu favorise les jeux qui savent remplir vite, et transforme la partie locale en guerre de position galerie par galerie. Qui contrôle les catacombes contrôle beaucoup de monde, vivant ou pas.

La règle du lieu3 emplacements par camp. Voir toutes les règles du jeu.

Questions fréquentes

Pourquoi y a-t-il des ossements sous Paris ?

Parce que les cimetières parisiens, saturés à la fin du XVIIIe siècle, ont été vidés dans d'anciennes carrières de calcaire. Après l'effondrement de caves près du cimetière des Saints-Innocents en 1780, les transferts d'ossements ont commencé en 1785 et se sont poursuivis jusqu'en 1861. On estime à six millions le nombre de défunts concernés.

Peut-on visiter les catacombes de Paris ?

Oui : le circuit officiel de 1,5 km, à 20 mètres sous terre, se visite à partir de la place Denfert-Rochereau (14e). La température y est constante (14 °C) et la réservation en ligne est vivement conseillée. Le reste du réseau est interdit d'accès.

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Sources

  1. Wikipédia : Catacombes de Paris
  2. Catacombes de Paris (site officiel, Paris Musées)
  3. Wikipédia : Cimetière des Saints-Innocents